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 [Instru.] Le luth (Corde)

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MessageSujet: [Instru.] Le luth (Corde)   Mar 24 Juin - 14:03

Bien qu'aucune musique n'ait été écrite pour lui depuis maintenant presque deux siècles, le luth possède le plus grand répertoire de tous les instruments. Son dos convexe est formé de nombreuses "côtes" en bois, collées les unes aux autres; une délicate rose est ciselée à même la table. Les cordes très fines en boyau sont accordées par deux; pour éviter que la table, qui est extrêmement mince, ne se courbe sous la tension des cordes, celle-ci est renforcée par une série de barres collées sur la face interne, ce qui contribue à donner au luth un son clair et argentin.
Il connut ses plus beaux jours aux XVIe et XVIIe siècles et bien que Bach ait composé quatre suites pour luth solo, toute la musique pour luth fut pratiquement composée par les luthistes eux-mêmes; le plus célèbre d'entre eux fut l'Anglais John Dowland, qui vécut à l'époque élisabethaine.

M. Belzy



Luth

Le luth est un instrument de musique à cordes pincées. Bien que voisin de la guitare, le luth a connu une histoire différente et distincte, les deux instruments ayant coexisté au cours des périodes principales de la musique. Il est d'origine arabe et est assez proche du pipa chinois.

Il faut distinguer deux grandes catégories de luths :

- Le luth arabe — aud ou oud, qui a donné le nom « luth », venant de al oud — encore utilisé couramment aujourd’hui en Afrique du Nord, en Turquie et au Moyen-Orient. C'est un instrument essentiellement mélodique. (Voir l'article détaillé)

- Le luth occidental, dérivé du luth arabe, est l'objet de cet article. Arrivé en Europe par l’Espagne, pendant la présence mauresque, il s’est différencié du précédent vers le XIVe siècle. Il est devenu vraiment polyphonique grâce à l’ajout de frettes sur le manche. Il a sans cesse évolué, principalement par l’ajout de cordes graves, jusqu’au XVIIIe siècle où il finira par disparaître, victime d’une image très élitiste et close du public, ainsi que de son manque de volume sonore. L'essor de la musique ancienne jouée sur des instruments copiés d'instruments originaux a relancé l'intérêt pour cet instrument depuis la fin du XIXe siècle.

Description de l'instrument

Le luth est presque entièrement en bois. La table est faite d'une fine planche de bois résonnant (le plus souvent de l'épicéa) en forme de poire. Tous les luths ont une, parfois trois rosaces décorées. Elles ne sont pas ouvertes comme sur une guitare classique actuelle (2006), mais constituées d'une grille décorative sculptée dans le bois de la table lui-même.

Le dos de l'instrument est un assemblage de fines planches de bois appelées côtes assemblées (avec de la colle) bord à bord pour former le corps très arrondi de l'instrument. L'intérieur de cette coque est renforcé par des bandes de parchemin collées [1]. Le manche est réalisé dans un bois léger et couvert de bois dur (en général de l'ébène) pour la touche. Contrairement à la plupart des instruments actuels, la touche est au même niveau que la table. La tête des luths avant la période baroque faisait un angle avec le manche de près de 90°, probablement pour que les cordes de faible tension restent fermement plaquées au début du manche. Les chevilles sont coniques et sont maintenues en place par friction dans les trous qui les reçoivent. La forme et les bois employés font du luth un instrument très léger pour sa taille.

Les frettes sont réalisées à l'aide de cordes en boyau nouées autour du manche. Quelques frettes supplémentaires en bois sont généralement collées sur la table, où elles ne peuvent être nouées derrière le manche. Les cordes elles-mêmes étaient en boyau (ou très rarement en métal).

Les cordes sont groupées en chœurs, généralement deux cordes par chœur (plus rarement trois) à l'exception du chœur le plus aigu, la chanterelle, constitué d'une seule corde ; dans les luths baroques tardifs, les deux chœurs les plus aigus sont généralement deux cordes simples. Les chœurs sont comptés en groupe, ainsi la corde la plus aigüe est appelée premier chœur, les deux cordes suivantes (pour un luth renaissance) deuxième chœur etc. Un luth renaissance à huit chœurs aura donc habituellement quinze cordes (sept fois deux cordes et une corde simple) et un luth baroque à treize chœurs vingt-quatre cordes (deux fois onze cordes et deux cordes simples).

Les chœurs sont accordés à l'unison dans l'aigu et le médium, les chœurs graves ayant une des cordes accordée à l'octave supérieure (selon les époques, cette octave est rajoutée à partir de hauteurs différentes). Les deux cordes d'un chœur sont presque toujours jouées à la même hauteur (dans la même case) et simultanément, à l'exception de cas rarissimes ou elles sont jouées séparément où dans des cases différentes. L'accord du luth est très peu standardisé et assez complexe.

Vue de l'intérieur d'un luth

Accord

Les luths ont été construits dans des tailles très variables et sans standard permanent d'accord, le nombre de cordes et de chœurs ayant lui aussi beaucoup changé.

Cependant, on peut dire que l'accord du luth Renaissance ci-dessous est en général celui qui était employé: pour un luth à 6 chœurs, on retrouve l'accord de la viole de gambe ténor, les chœurs ayant entre eux un intervalle de quarte juste, à l'exception de l'intervalle entre les 4e et 3e chœurs qui est une tierce majeure (on peut retrouver l'accord du luth Renaissance sur une guitare en abaissant la troisième corde au fa# - au lieu de sol - les notes jouées alors depuis la tablature sonnent une tierce mineure au dessous du luth).

Pour les luths de plus de 6 chœurs, les chœurs sont ajoutés vers le grave. En raison du grand nombre de cordes et de la largeur du manche, il est alors difficile de modifier le son des chœurs les plus graves en plaçant un doigt de la main gauche sur la touche ; ces chœurs sont donc plutôt utilisés de façon diatonique pour permettre leur utilisation en cordes à vide, comme pour le luth prébaroque à 10 chœurs - voir ci-dessous.

Il s'agit ici de l'accord habituel, et il arrive que le compositeur donne d'autres indications sur la manière d'accorder - par exemple : 7e chœur en Fa.

Le XVIIe siècle accroît encore la diversité d'accords, tout particulièrement en France. À la fin du siècle, une certaine norme se met cependant en place, l'accord dit en ré mineur s'imposant. Les basses indiquées ci-dessous pour le luth baroque sont modifiées selon la tonalité jouée.



Diapason
Le diapason peut varier de la3=392 Hz à la3=470 Hz selon le pays, le répertoire, l'instrument et le diapason utilisé par les autres instruments dans le jeu d'ensemble. Il n'existe pas de standard universel à l'époque, seuls des standards locaux peuvent être établis.

Évolution de l'instrument après l’âge d'or

Malgré sa quasi-disparition au XVIIIe siècle, l'instrument continue à survivre tant en France qu'aux États-Unis. On trouve ainsi des traces du théorbe et du chitarrone au salon des Champs-Élysées de 1895. On parle aussi d'un luthiste aux États-Unis accompagnant les films muets, et composant pour son instrument.

Quelques compositeurs contemporains français ont écrit pour le luth à 10 cordes : Jacques Chailley, Yvonne Desportes grand prix de Rome, Jean Loubier à la demande de Michel Faleze, luthiste français et élève de Michael Schäffer. À signaler une pièce du compositeur hongrois Georg Aranyi-Aschner et une messe en latin avec luth, hautbois solo, quatuor à cordes, orgue et chœurs.

Le répertoire du luth
Les principaux compositeurs de musique pour luth:

- Renaissance--Italie

Francesco Canova da Milano
Vincenzo Capirola;

- Renaissance--Europe centrale

Bálint Bakfark ;
Melchior Newsidler

- Renaissance--Angleterre

Thomas Campion ;
John Dowland ;
John Johnson ;
Philip Rosseter

- Renaissance--France

Guillaume Morlaye ;
Jean-Paul Paladin ;
Albert De Rippe ;
Adrian Le Roy

- Baroque--Italie

Johannes Hieronymus Kapsberger ;
Alessandro Piccinini;
Antonio Vivaldi

- Baroque--France

Charles Bocquet ;
François Dufaut ;
Jacques Gallot;
Ennemond Gaultier, dit Le Vieux Gaultier;
Denis Gaultier, dit Gaultier le Jeune;
René Mézangeau ;
Charles Mouton ;
Germain Pinel ;
Robert de Visée

- Baroque--Allemagne

Johann Sebastian Bach;
Johann Georg Conradi;
Adam Falckenhagen;
Joachim Bernhard Hagen;
Johann Hieronymus Kapsberger;
David Kellner ;
Karl Kohaut;
Wolf Jakob Lauffensteiner;
Esaias Reusner;
Sylvius Leopold Weiss

- Modernes et contemporains

Johann Nepomuk David--Allemagne
Vladimir Vavilov-- Russie
Sandor Kallosz-- Hongrie et Russie
Stefan Lundgren-- Allemagne et Suède
Toyohiko Satoh -- Japon et Pays-Bas
Ronn McFarlane-- USA
Paulo Galvão-- Portugal
Rob MacKillop--Écosse
Jozef van Wissems-- Pays-Bas
Aleksandr Danilevsky-- France et Russie
Roman Turovsky-Savchuk-- USA et Ukraine

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